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Objectif et responsabilité du sélectionneur individuel dans l’élevage du Dogue de Bordeaux, avril 1994

Auteur : F. Schulthoff, chef de l’inspection des portées du Deutscher Bordeaux-Doggen Klub Traductrice citée dans l’article : Ines Van Damme Traduction française : intelligence artificielle Date de la conférence : 29 août 1993, München-Gladbach, Allemagne Publié dans : « Club Español de los Molosos de Arena », avril 1994 Source indiquée dans l’article : Bulletin du Club des Molosses de Hollande L’article aborde la responsabilité individuelle du sélectionneur dans la conservation et l’amélioration du Dogue de Bordeaux. F. Schulthoff insiste sur le fait que l’objectif ne doit pas être de multiplier les chiens, mais d’élever des sujets sains, typiques et correctement sélectionnés. L’auteur met en garde contre les risques d’un élevage sans critères clairs, de l’interprétation subjective du standard, du manque d’étude des pedigrees et de la nécessité de travailler avec une vision à long terme afin d’éviter la perte de santé, de type et de stabilité génétique dans la race.

Par @a.myanimal

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Auteur : F. Schulthoff Traductrice citée dans l’article : Ines Van Damme Traduction française : intelligence artificielle

OBJECTIF ET RESPONSABILITÉ du sélectionneur individuel dans l’élevage du Dogue de Bordeaux.

Conférence à l’occasion de l’épreuve de confirmation pour l’élevage du 29 août 1993 à München-Gladbach, Allemagne. Par F. Schulthoff, chef de l’inspection des portées du Deutscher Bordeaux-Doggen Klub v. 1988 e.V.

Cher éleveur, cher amateur du Dogue de Bordeaux,

Dans le passé, on n’a pas toujours parlé concrètement de l’élevage du D. de B. Aujourd’hui encore, certains signes dans notre petite communauté font soupçonner que chacun reprend de nouveau son propre chemin.

Personne n’est infaillible ; ni le comité directeur du Club du D. de B., ni son inspecteur des portées. Mais qui, mesdames et messieurs, s’occupe plus intensivement de l’élevage du D. de B. que notre comité directeur ?

Nous avons tous décidé de sortir de la misère dans laquelle se trouve actuellement la race et d’emprunter très rapidement une voie plus positive.

Avec la fondation du Club du D. de B. en 1988, nous avons enfin obtenu davantage d’attention pour le D. de B. Davantage de chiots sont également nés ces dernières années. Cela ne signifie pas que nous pouvons nous reposer ; au contraire, une implication encore plus grande est nécessaire de la part des éleveurs et des membres.

Ces dernières années, il y a eu davantage de saillies destinées à multiplier que de saillies destinées à élever. Ces dernières n’ont pas toujours été sans risques non plus, mais elles ont très probablement donné de meilleurs résultats.

Malheureusement — ou dois-je dire grâce à Dieu — ces éleveurs multiplicateurs ne sont pas présents, mais qu’ils sachent que quelque chose pèse sur leur conscience. Si ces éleveurs continuent ainsi, nous ne devrons pas nous étonner dans un futur proche lorsque l’on considérera notre D. de B. comme le résultat de croisements réussis avec le Bullmastiff, c’est-à-dire avec un Boxer aux oreilles entières.

Le déplorable sujet de la dysplasie de la hanche a servi d’excuse à certains pour commettre un assassinat du D. de B.

Ne pensez pas, s’il vous plaît, que la dysplasie n’est pas grave, car ce n’est pas le cas. Si nous en avions la possibilité, j’applaudirais le fait de ne pas reproduire avec des animaux ayant un résultat plus ou moins douteux. Cette attitude serait plus consciente que celle de nombreuses grandes organisations cynophiles.

Ces clubs, cependant, n’ont pas le problème d’une base trop étroite, comme c’est le cas pour plus d’une race canine rare.

Justifier des saillies de multiplication sous le manteau de la dysplasie de la hanche, c’est élever sur du sable mouvant.

Il y a seulement cinq ans, notre association sœur délibérait sur des croisements contrôlés entre les races Mastiff et Bullmastiff afin de rafraîchir le cheptel du D. de B. Entre-temps, nous avons prouvé que cela n’était pas nécessaire. Grâce au travail du comité directeur, nous avons de nouveau de bonnes relations avec les pays voisins. Il est regrettable qu’il y ait toujours des personnes qui tentent de les miner.

Bien qu’en Allemagne nous disposions de sang extérieur insuffisant pour atteindre notre objectif, nous pouvons tout de même apprendre de l’étranger.

C’est la seule possibilité pour construire nos lignées pour l’avenir. Mais il faut de la prudence, car à l’étranger tous les chiens ne sont pas contrôlés. C’est pourquoi il peut être nécessaire, lorsque l’on sait que les parents du mâle choisi pour une saillie ne sont pas des chiens contrôlés pour la dysplasie, d’aller vers un autre mâle élevé en Allemagne, exempt de dysplasie ou ayant la qualification Tc.

Il est également important de regarder les grands-parents, car on peut aussi y trouver, bien que très rarement, certaines des meilleures lignées étrangères avec la qualification Tc plus-minus.

Entre-temps, j’en suis venu à étudier les pedigrees.

Personne n’est infaillible et nous sommes tous dans la même situation. Je ne peux pas donner une garantie absolue pour les chiens élevés par moi.

Il arrive que des spécialistes de la race, qui élèvent depuis de nombreuses années, reçoivent des réprimandes de la part de prétendus savants, des individus qui ne sont ouverts à aucun type de discussion ou d’argument et qui pensent détenir le monopole du savoir.

On pourrait se demander d’où ils tirent cette connaissance.

Il ne faut pas s’étonner lorsque leur motivation change quand des choses inattendues arrivent, ou lorsqu’ils s’accrochent à l’habitude.

En 1988, selon mon calcul approximatif, le nombre de D. de B. enregistrés à la VDH était seulement de 30 sujets.

Le D. de B. a failli disparaître en Allemagne.

Il y avait aussi des rumeurs affirmant qu’en France également il y avait peu de D. de B. décents. Il est vrai que les meilleurs chiens sont rares en France aussi, bien qu’ils existent réellement, et cela est important.

Nous devons chercher le contact. Nous devons faire de l’Europe comme un seul peuple et ne pas craindre les distances plus longues pour voyager avec nos femelles.

Sans dire qu’une distance de 1 000 km jusqu’à un bon mâle est trop grande et que Monsieur Untel, ici tout près, possède aussi un mâle.

Cela est nécessaire pour pouvoir de nouveau élever en Allemagne des D. de B. typiques, avec de bonnes hanches.

Il est certain que l’élevage en lignée et les techniques qui s’y rattachent peuvent nous aider à nous améliorer dans les années à venir, mais seulement si nous travaillons sans œillères.

Nous devons concentrer notre attention sur l’étude des pedigrees afin d’éviter la possibilité de déstabiliser génétiquement le D. de B. une nouvelle fois. Car alors, après 30 ans, nous aurons deux types de D. de B.

Ne vous laissez pas tromper par quelqu’un qui affirme être le seul en Allemagne à élever des D. de B. de pure race. Je suis convaincu que cette personne ne sait pas de quoi elle parle. Il y a cinq ans, nous avons conseillé à ces individus de commencer à élever des poissons rouges ou des guppys. Malheureusement, ceux-ci sont aussi des animaux ; il vaudrait mieux leur conseiller de cultiver des pissenlits ou des pâquerettes, de préférence en verre, afin d’éviter que surgissent dans le monde végétal des spécimens qui seraient déclarés les seuls et les corrects.

L’objectif d’élevage est décrit dans le Standard.

J’avertis tout le monde de ne pas interpréter le Standard selon sa propre opinion.

En tant qu’éleveurs, nous avons la responsabilité de transmettre à la génération suivante des descendants sains d’une race très ancienne.

À la VDH aussi, on sait que nous avons des problèmes. Mais l’éleveur de D. de B. doit produire de l’idéalisme ; sinon, il n’est qu’un multiplicateur de la race.

La définition de ce mot, selon la VDH, est : « Il n’y a pas d’objectif pour améliorer la race. Ils ne respectent pas les directives d’élevage. Produire beaucoup. Croiser sans véritable objectif. Simplement reproduire la race. »

Il n’est pas toujours juste de chercher les gagnants d’expositions pour une saillie.

Il faut se demander quelle femelle se combine bien avec quel mâle, car c’est une responsabilité de chaque éleveur.

On ne peut pas attendre que cette connaissance nous tombe entre les mains. Le sujet de l’élevage des chiens est très vaste. C’est pourquoi il est conseillé d’étudier la littérature sur ce sujet et de prendre note des recommandations de la VDH.

En général, ces livres sont très faciles à comprendre et très intéressants.

Il est rare qu’un éleveur soit également vétérinaire. Cette littérature spécialisée est, pour cette raison, faite pour être bien comprise.

On ne peut nier que beaucoup d’éleveurs ont tellement d’expérience avec les chiens que, dans certains cas, des vétérinaires leur demandent des informations.

Par cela, je veux souligner que l’expérience est indispensable avant d’être capable d’aider la race.

Il faut d’abord étudier la race et ne pas seulement lire quelques publications idéalistes pour affirmer ensuite : « Je suis un grand spécialiste de la race parce que j’ai lu ceci et cela. » C’est une erreur ; cela a été prouvé de nombreuses fois au cours des 100 dernières années.

Il y a déjà 75 ans, les premiers articles furent publiés et les premières paroles d’avertissement furent prononcées. Et il y a toujours des individus qui pensent savoir mieux que les autres.

Nous devons veiller à ne pas laisser disparaître le riche trésor des expériences.

En analysant la littérature du D. de B., nous apprenons quel est l’aspect du D. de B.

Les connaissances actuelles dans le domaine, aussi bien vétérinaire que génétique, nous aideront à trouver le bon chemin.

Il n’existe pas de « oui, mais... »

Nous devons tenir compte du fait que nous sommes des éleveurs de D. de B. et non des éleveurs de chiens qui ressemblent au D. de B.

L’objectif n’est pas la multiplication ; l’amélioration de la santé et du type de notre chère race est la première tâche.

Publié dans le Bulletin du Club des Molosses de Hollande. Traduction : Ines Van Damme.

Questions frequentes

Quel est l'objectif principal de l'éleveur de Dogue de Bordeaux selon l'article ?

L'objectif principal n'est pas de multiplier les chiens, mais d'élever des sujets sains, typiques et correctement sélectionnés pour conserver et améliorer la race.

Quels sont les risques d'un élevage sans critères clairs ?

Les risques incluent l'interprétation subjective du standard, le manque d'étude des pedigrees, et la perte de santé, de type et de stabilité génétique dans la race.

Comment l'éleveur doit-il aborder l'étude des pedigrees ?

Il est crucial d'étudier les pedigrees pour éviter de déstabiliser génétiquement la race et de travailler avec une vision à long terme, en considérant les parents et les grands-parents.

Quelle est la définition d'un 'multiplicateur de race' selon la VDH ?

Un multiplicateur de race n'a pas d'objectif d'amélioration, ne respecte pas les directives d'élevage, produit beaucoup sans véritable but, et se contente de reproduire la race.

Quelle est l'importance de l'expérience dans l'élevage canin ?

L'expérience est indispensable. Il faut étudier la race et sa littérature spécialisée, et ne pas se fier uniquement à quelques publications pour se déclarer spécialiste.

Articles lies

L’âge idéal pour reproduire le mâle et la femelle Fila Brasileiro, avril 1994

Auteur : Paulo Santos Cruz L’article analyse les raisons pour lesquelles le CAFIB a établi des normes restrictives concernant l’âge minimum de reproduction et les périodes de repos entre les portées chez le Fila Brasileiro. Paulo Santos Cruz défend l’idée que la maturité sexuelle n’équivaut pas à une maturité physique complète, en particulier chez les grandes races et les molossoïdes. L’auteur soutient qu’une reproduction trop précoce des mâles et des femelles peut nuire à la santé des sujets, affaiblir la sélection et compromettre la qualité de la race. L’article a été publié par Paulo Santos Cruz dans la revue « CLUB ESPAÑOL DE LOS MOLOSOS DE ARENA », en avril 1994, et traduit par intelligence artificielle.

Cardiomyopathie dilatée chez les molosses : symptômes, diagnostic et traitement

Autrice : Dre Rosario Bergamín Publié dans : « CLUB ESPAÑOL DE LOS MOLOSOS DE ARENA » Date : 2001 Traduction française : intelligence artificielle La Dre Rosario Bergamín explique la cardiomyopathie dilatée chez les chiens de grande taille, en particulier chez les molosses. L’article décrit son caractère progressif, sa possible base génétique, les facteurs pouvant intervenir dans son développement, ses symptômes, les méthodes de diagnostic et les options de traitement. Il souligne également l’importance des contrôles cardiologiques périodiques, surtout avant une anesthésie ou une chirurgie, afin de détecter la maladie à un stade précoce et d’améliorer la survie.

Parlons chiens : The Old English Mastiff, septembre 1994

Auteur : Jesús Cano Publié dans : « Club Español de los Molosos de Arena » Date : septembre 1994 Traduction française : intelligence artificielle L’article poursuit une série consacrée à l’Old English Mastiff et revient sur différents aspects historiques liés à son origine, à son évolution et à son usage fonctionnel en Grande-Bretagne. Jesús Cano aborde la possible formation de la race à partir de chiens autochtones britanniques et de molosses asiatiques, l’influence normande, l’ancien Ban-Dog, la lignée de Lyme Hall, ainsi que l’utilisation de chiens de type mastiff dans la chasse, la défense, le bull-running, le bull-baiting, les combats contre les ours et les combats entre chiens. Le texte réfléchit également à la façon dont ces pratiques ont contribué au développement d’autres types canins, notamment le Bulldog et le Staffordshire Bull Terrier.

Insémination artificielle avec sperme congelé chez le chien, 1992

Auteur : École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort, France Traduction espagnole : P. Llorca Date : 1992 Traduction française : intelligence artificielle L’article explique l’utilisation de l’insémination artificielle avec sperme congelé chez le chien, en soulignant les avantages de la conservation du sperme dans l’azote liquide et son utilité pour la reproduction canine. Le texte décrit le fonctionnement de la banque de sperme de l’École Vétérinaire d’Alfort, les critères de conservation du sperme de mâles de qualité, la propriété des paillettes congelées et les conditions pratiques d’utilisation de cette ressource en cas de besoin reproductif.

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